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L’ « émergence » du Brésil n’a été perçue que depuis les années 2000 par les observateurs des Etats développés occidentaux, mais les changements dont nous voyons l’aboutissement sont engagés depuis les années 1930. C’est alors que ce pays, essentiellement rural et exportateur de denrées tropicales, a amorcé sa mutation en nation urbanisée et industrialisée, et entrepris de dominer le territoire immense que les générations précédentes avaient conquis.
Le Brésil
Source : Carto
n°23 mai-juin 2014
Cette carte délimite les Etats et les
régions brésiliennes et indique l'emplacement des capitales.
Source
: Carto n°23 mai-juin 2014 d'après Manoel Mauricio de Albuquerque et Martine
Droulers
Cette carte illustre
la formation du territoire brésilien depuis le XVIème siècle. Nous pouvons
observer les premières colonies portugaises en violet. Ceci montre comment le territoire
a évolué et pourquoi les villes de Rio de Janeiro ou Sao Paulo sont les plus
dominantes du pays. Nous pouvons alors en déduire qu'elles sont très anciennes
et qu'elles dates de la découverte du pays.
Le début de son émergence
Il n'allait pas de soi que le Brésil deviendrait le géant qu'il
est de nos jours. S'il doit en grande partie cette immense extension à la pression des rivalités étrangères,
celles-ci ont forcé le Portugal à prendre au sérieux une conquête engagée à
contre cœur, puis à l'étendre et le consolider ; sans elle, le pays n'aurait
peut être pas connu le même destin.
Elle
n'explique pourtant pas tout. C'est grâce à la coïncidence d'un dynamisme pionnier et d'une action
politique, délibérée et continue, de la Couronne portugaise, puis de l'Etat
brésilien à partir de l'indépendance, en 1822, qu'ont pu être réalisées l'extension et l'unification du territoire.
Ce domaine continental a bien été conquis, construit et consolidé peu à peu.
Une grande puissance économique
Grande puissance agricole et industrielle, le Brésil demeure le « pays des
paradoxes ». Si la maîtrise de l'hyperinflation,
qui a longtemps rongé le pays, a entraîné une augmentation du pouvoir d'achat
des couches sociales les plus défavorisées, le pays reste confronté à de graves
problèmes tels qu'une croissance modeste, un chômage élevé, de profondes
inégalités sociales, de fortes disparités régionales ou encore le risque
d'effondrement de certains secteurs industriels. Pourtant, le Brésil constitue
à la fois la plus grande puissance et le plus important marché de l'Amérique
latine, et son potentiel de développement reste considérable.
Le
potentiel du Brésil est considérable, il y a 31% des terres cultivées avec :
- 610 000 km² de terres arables, soit 7,1% du
territoire
- 1 960 000 km² de pâturages, soit 23% du
territoire
- 75 000 km² de cultures permanentes, soit 0,9% du
territoire
(Source : Diplomatie n°8 avril-mai 2012)
Activités économiques
L'agriculture emploie plus de
20 % des actifs. Le Brésil est le premier ou deuxième producteur mondial
de café, d'agrumes, de sucre, de soja. L'élevage bovin est également développé.
L'industrie bénéficie d'abondantes ressources minérales : fer surtout
(ayant permis l'essor de la sidérurgie), bauxite, manganèse. L'industrie de
transformation (automobile, électronique, chimie, électroménager) connaît un
essor notable. Au niveau énergétique, le potentiel hydroélectrique est
partiellement aménagé, l'exploitation pétrolière croît (gisements offshore
notamment), et le Brésil développe la production de biocarburants.
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Elevage bovin
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| Agriculture intensive, Brésil |
Les
atouts ne manquent donc pas, et plusieurs handicaps ont été surmontés
(hyperinflation, dette extérieure), mais la croissance est freinée par une
structure agraire archaïque (beaucoup de grandes propriétés sous-exploitées et
une masse de paysans sans terre), les irrégularités climatiques aussi, la trop
rapide augmentation de population. Aux inégalités sociales se superposent des
contrastes régionaux de développement, notamment entre le Nordeste, souvent
misérable, et les villes du Sud-est, plus dynamiques.
Mines et industries
Le secteur industriel brésilien est de loin le plus important d'Amérique latine. Il se concentre principalement dans l'État de São Paulo. Certaines industries lourdes ont été implantées dans d'autres États : ainsi, la pétrochimie dans le Bahia et le Rio Grande do Sul, l'exploitation minière dans le Pará ou encore la sidérurgie au Minas Gerais.
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Pôle pétrochimique de
Bahia
Source : MédiHal,
archives ouvertes de Photographie scientifiques
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Source : Diplomatie n°8 avril-mai 2012
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La
production de biens intermédiaires (sidérurgie,
pétrochimie…) constitue toujours le secteur industriel le plus important. Le
Brésil dispose, en effet, d'importantes ressources
minérales. Outre le minerai de fer (environ un tiers des réserves
mondiales), il possède le plus grand gisement de bauxite d'Amérique latine,
d'origine surtout amazonienne (Carajás, Trombetas). Il extrait principalement
du fer (1er rang mondial), du Minas Gerais, mais aussi,
de plus en plus, de la région amazonienne de la serra dos Carajás, de l'étain
(5e rang mondial), du manganèse (3e rang), de la bauxite (2e rang) et de l'or (13e rang). Le Brésil est aussi le sixième
producteur mondial d'aluminium et le dixième producteur mondial d'acier. La sidérurgie brésilienne,
très compétitive au niveau international, est bien répartie géographiquement
selon les gisements miniers et les besoins du marché intérieur. Disposant
d'importantes réserves et d'une technologie très moderne, elle fournit
3,5 % de la production mondiale.
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Source : Departamento National da Produçao Mineral
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Outre du fer et des réserves
minières strétégiques, le Brésil possède également du pétrole, principalement
au large de Rio de Janeiro. En 2010, le géant latino-américain dispose de 14
milliards de barils de brut d’après le BP Statistical Review of Worlds Energy.
Au niveau énergétique, le potentiel hydroélectrique
est partiellement aménagé (la construction du barrage de Belo Monte, en
Amazonie, est en cours), l'exploitation pétrolière croît (gisements offshore
notamment), et le Brésil développe la production de biocarburants. Mais le
Brésil reste pour autant le 2ème producteur mondial en
hydroélectricité d’après le BP (British Petroleum).
Agriculture et élevage
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Source : IBGE, Censo
Agropecudrio
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Le Brésil est une grande
puissance agricole, grâce à l'importance de l'agriculture d'exportation.
Le café demeure la principale production commerciale
(près du quart de la production mondiale). Il occupe le second rang en valeur
des exportations, mais ne consiste plus exclusivement en arabica, depuis que
les États amazoniens cultivent une nouvelle variété hybride de la rubiacée,
dite « arabusta ». Les planteurs de cacao ont cherché à s'adapter aux
données de la filière internationale en s'équipant d'usines de traitement et de
coopératives. La plantation de canne à sucre a
connu un regain d'intérêt depuis que le plan Proálcool a largement financé
cette culture et les distilleries d'éthanol – un alcool substitué à
l'essence comme carburant dont le Brésil est le deuxième producteur mondial. Le
soja est développé pour le marché mondial. Le maïs, le coton, le manioc, le riz (premier producteur non asiatique), et les
agrumes sont d'autres cultures notables.
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Source : IBGE, PAM
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Toutefois,
l'essentiel de la surface agricole utilisée au Brésil est encore très largement
consacré au bétail : 1,8 million de km2 lui sont
réservés, de manière assez extensive, soit plus de trois fois la surface vouée
aux cultures. Des progrès décisifs ont été réalisés depuis l'adoption de
fourrages et de prairies artificielles, qui permettent le développement de
l'élevage bovin sur les terres peu fertiles de l'Amazonie. Le Brésil possède le
deuxième cheptel bovin du monde et le troisième cheptel porcin. La balance
agricole est fortement excédentaire, le Brésil étant l'un des principaux pays
exportateurs de denrées alimentaires (tourteaux et huile de soja, viande
bovine, volailles [premier exportateur mondial], café, jus d'orange, sucre). Le
Brésil manque cependant de blé, dont il est le premier importateur mondial.
Un espace déséquilibré
Le Nordeste
Le Nordeste, qui couvre plus de
1,5 million de km2 (18 %
du territoire national), fut jadis la première région économique du Brésil. Cet
ancien centre de l'économie coloniale, considéré comme la « région à
problèmes » du Brésil, ne s'est jamais remis du déclin de la production
sucrière.
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Centre historique de Salvador de
Bahia, Brésil
Source : Archives de l'UNESCO
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C'est un espace où perdurent la grande propriété foncière et les plus
fortes inégalités sociales. Vers l'intérieur des terres, le Sertão subit les
effets pervers des sécheresses périodiques. Le Nordeste fut, dans les années
1960, le premier à bénéficier d'une politique volontariste de l'État, à travers
la création d'une agence de développement régional, la SUDENE (Surintendance
pour le développement du Nordeste). Mais le changement politique intervenu au
Brésil peu de temps après a infléchi l'action des pouvoirs publics dans la
région ; l'arrivée au pouvoir des militaires en 1964 a empêché la mise en
place d'une véritable réforme agraire. Les avantages fiscaux destinés à
l'industrialisation ont toutefois été maintenus et ont favorisé l'apparition
d'enclaves industrielles, notamment dans les États de Bahia et de Pernambouc,
qui dépendent, structurellement, des industries du Sudeste. Sur le plan
agricole, la politique d'extension de la production de canne à sucre, prônée
par le régime autoritaire en vue de la fabrication de l'alcool-carburant, a
renforcé la concentration foncière. D'autres cultures (raisin, melon, tomate)
ont progressé dans les périmètres irrigués développés à l'intérieur des terres.
Si le visage de la région a changé, les tensions sociales subsistent, voire s'aggravent.
L'ancien centre économique s'est modernisé, sans pour autant connaître un réel
développement.
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Modernisation du centre historique
de Salvador de Bahia, Brésil
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Le Sudeste
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Favela Morumbi à Sao Paulo, Brésil
Source : site internet : google.com
Les États du Sudeste (São Paulo, Rio de Janeiro et le sud du Minas Gerais) constituent aujourd'hui le nouveau centre
économique du pays. Ils fournissent environ 60 % du produit intérieur brut
et concentrent plus de la moitié des établissements industriels ainsi que les
deux tiers des emplois. Le décollage économique de cette région est lié à
l'essor, à la fin du xixe s., de la culture du café dans l'État de São
Paulo, où vont se trouver réunies, après la crise de 1929, les conditions
nécessaires à un démarrage industriel (accumulation de capital, réservoir de
main-d'œuvre, marché interne embryonnaire). L'État de São Paulo (35,6 % du
produit intérieur brut), première région industrielle et tertiaire, demeure
encore le cœur agricole du pays. L'agriculture, moderne et active, y est
organisée en grandes coopératives régionales.
Plantation de cannes à sucres à
Avare, Sao Paulo, Brésil
Source : wikipédia
Toutefois, le Sudeste brésilien
est hétérogène. Autour de ce centre économique se trouvent des espaces moins
développés : l'État d'Espírito Santo, le nord de l'État de Rio de Janeiro
et l'est du Minas Gerais. Éloignées des foyers dynamiques et dépourvues de
ressources exploitables, ces régions sont restées en marge du décollage
économique.
Le Sud
Deuxième région économique du pays, le Sud est peuplé
essentiellement de descendants d'immigrants européens (Allemands, Italiens,
Polonais). Jouissant d'un climat subtropical, il apparaît comme « le
Brésil le moins brésilien ». À la différence d'autres régions, il est
resté à l'écart des différents cycles économiques fondés sur les grandes
plantations et une main-d'œuvre servile. Les grandes étendues de savanes
permettent un élevage extensif et une agriculture diversifiée (céréales,
vignobles, soja…).
Elevage en Amazonie
Source : visionbresil
under environnement
Son important secteur industriel, son niveau de vie élevé,
son agriculture mécanisée et organisée en complexes agro-industriels le
rattachent aujourd'hui nettement au Sudeste. Son dynamisme économique se
répercute aussi dans la conquête de l'Amazonie et de l'Ouest, où s'installent
nombre de pionniers originaires du Sud.
Le Centre-ouest
Brasilia, capitale brésilienne
Source : dictionnaire larousse.fr
Malgré la construction de Brasília, décidée dans le cadre d'une
« marche vers l'Ouest » durant les années 1950, la région du Centre-Ouest reste mal consolidée et sous le
contrôle direct du Sudeste, dans la mesure où les deux grandes mégapoles, Rio
de Janeiro et São Paulo, partagent avec Brasília le pouvoir commercial,
financier, politique et administratif. Ainsi, plus que la capitale elle-même,
c'est le réseau routier reliant Brasília aux grandes villes du Sudeste et à
l'Amazonie qui, indirectement, a favorisé le désenclavement et l'unification du
pays.
L'Amazonie
L'Amazonie
Source : Tourdumonde.fr
L'Amazonie est,
pour sa part, partiellement conquise.
Déforestation de l'Amazonie
Source : greenpeace.fr
La première vague d'occupation
date du début du xxe s. C'est à ce moment que se développe
l'exploitation du caoutchouc le long du réseau hydrographique, unique moyen
d'accès et principal axe de peuplement.
Brésil. Récolte du caoutchouc
dans la forêt amazonienne. Gravure du XIXe siècle.
Source : lemonde.fr
Il faudra néanmoins attendre l'arrivée du régime militaire pour que
s'affirme la volonté d'intégration de l'Amazonie au pays. En 1970, le
gouvernement lance le P.I.N. (Plan d'intégration nationale) dont le fleuron est
la construction de la route transamazonienne.
Route transamazonienne
Source : wikipédia
Un programme de colonisation
publique, géré par l'I.N.C.R.A. (Institut national de colonisation et de
réforme agraire), supervise ce projet. Des lots d'environ 100 ha sont
distribués aux paysans sans terres, la plupart originaires du Nordeste.
Pourtant, faute d'une infrastructure assurant la commercialisation des
récoltes, la colonisation publique tourne à l'échec. Quant à la colonisation
privée, davantage encadrée et bénéficiant d'incitations fiscales, elle connaît
un sort différent. De grands domaines d'élevage extensif se développent dans le
sud de la région amazonienne, hors de la forêt dense. La découverte d'immenses
gisements de fer, de manganèse, de nickel et d'or entraîne un troisième front
pionnier dans la partie orientale. Lancé en 1980 sous l'autorité du
gouvernement fédéral, le Projet Grand Carajas regroupe des firmes nationales et
internationales d'exploitation industrielle des minerais. Enfin, à l'ouest
s'étend une troisième Amazonie, celle des grands espaces vides.
L'intégration de l'Amazonie a cependant un coût, écologique d'abord
(déforestation, destruction d'espèces animales et végétales…) mais surtout
humain. Outre la grave question indienne, l'iniquité du système social qui s'y
met en place est plus pesante encore : la grande propriété y prédomine,
les travailleurs agricoles subissent des conditions proches de l'esclavage et
les ressources minières sont accaparées par les grandes sociétés.
|
Un secteur tertiaire
Les services connaissent, depuis quelques années,
une rapide expansion dans le cadre de la nouvelle économie libérale, du fait de la pénétration, par de grandes
chaînes internationales, des secteurs de
l'hôtellerie, de la restauration rapide, de la grande distribution ou des
parcs de loisirs. La croissance du secteur tertiaire compense en partie les
pertes d'emplois dans l'industrie. De nombreux services publics ont été
privatisés, notamment le secteur des transports
et des télécommunications, que
le manque chronique d'investissements, surtout en matière d'infrastructures,
avait contraints à des coûts élevés et à un état de détérioration avancé.
Le système bancaire a traversé, dernièrement, une période
de crise, et de nombreuses banques, qui tiraient l'essentiel de leur profit de
l'économie inflationniste, ont connu une situation de banqueroute (infraction) :
plusieurs d'entre elles, dont les deux plus importantes du pays, la banque de
l'État de São Paulo (Banespa) et celle de l'État de Rio de Janeiro (Banerje),
ont dû être placées sous la tutelle de la Banque centrale.
Source : Diplomatie
n°8 avril-mai 2012 publie ce graphique d'après Forbes
Le poids du secteur touristique dans l'économie reste
mineur, en dépit des nombreux atouts du pays (le nombre de visiteurs atteignait
5 millions en 2011).
Petrobras, scandale et affaire de corruption
La firme internationale de Petrobras est en tête du
classsement des plus grandes entreprises du Brésil. Spécialisée, dans
l'énergie, les hydrocarbures et le pétrole, elle a fait un chiffre d'affaire de
plus de 120 milliards de dollars en 2000. Mais cette entreprise est impliquée
dans une affaire de corruption concernant des dizaines de parlementaires...
En pleine campagne
électorale au Brésil, un ex-directeur de Petrobras, incarcéré pour blanchiment,
a dénoncé à la police un vaste système de pots-de-vin versés par la compagnie
pétrolière nationale à des dizaines de parlementaires. Selon des informations
publiées par les principaux journaux brésiliens, l’ancien directeur du
raffinage et de la distribution du géant étatique, Paulo Roberto Costa, a
décrit un vaste système de corruption impliquant la compagnie et des élus, dans
une confession explosive à la police fédérale.
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Maria Das Gracas Silva Foster,
présidente de Petrobras
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Il a mis en
cause 49 députés, 12 sénateurs et un gouverneur appartenant à trois partis
politiques de la majorité parlementaire, assure le quotidien d’opposition Folha
de Sao Paulo. Il s’agirait du Parti des travailleurs (PT, gauche) de la
présidente sortante Dilma Rousseff, du principal allié de sa coalition, le
Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre droit) et du Parti
progressiste (PP). Le quotidien Estado de Sao Paulo parle, lui, d’au moins 32
parlementaires et un gouverneur appartenant à cinq partis politiques, sans
préciser lesquels. « Tous les jours il y avait un politicien qui frappait à ma
porte », aurait-il confié. Les journaux brésiliens n’ont pas cité les noms des
parlementaires mis en cause. Ce scandale a obligé à la présidente du géant pétrolier à démissionner.
Paulo
Roberto Costa a expliqué aux policiers que les élus impliqués percevaient des
commissions de 3% sur la valeur de contrats signés par Petrobras à l’époque où
il était directeur du raffinage et de l’approvisionnement de la compagnie
(2004-2012). Ces contrats étaient signés avec une myriade de sociétés créées à
l’intérieur de Petrobras, dans pratiquement tous ses secteurs d’activité, dans
le but de dissimuler ces malversations, aurait-il précisé.
Paulo
Roberto Costa est inculpé dans le cadre de l’affaire « Lava Jato » ( « Lavage
express ») qui avait permis à l’origine de démanteler un réseau de
professionnels du blanchiment au carnet d’adresses fourni qui auraient lessivé
4,5 milliards de dollars. Au fil des investigations, les enquêteurs ont fini
par frapper à la porte de Petrobras.
En
l’absence de confirmations officielles, de détails sur l’identité des élus ou
partis dénoncés, il est difficile de prévoir les conséquences de ce scandale
sur la campagne électorale en cours au Brésil pour les élections générales du 5
octobre : présidentielle, législatives, gouverneurs, sénatoriales partielles.
Ces
révélations sont très mal tombées pour la présidente Dilma Rousseff, elles sont
en faveur de sa rivale Marina Silva et Aecio Neves. Cet évènement fait parti
des diffucultés de la campagne de Dilma Rousseff, qui a influencé de nombreux
changements d'opinion envers elle.

5000 manifestants contre la corruptoin au Brésil et contre la politique du gouvernement de Dilma Rousseff (il s'agit là de la 5ème manifestation de ce genre)
Source : la Croix
Sao Paulo, un symbole de croissance économique
La croissance des capitales des Etats fédérés, du premier recensement brésilien de 1872 jusqu'à celui de 2010, reflète celle du pays. Leur population a connu un accroissement continu depuis des décennies, mais sans changement de rythme (cf carte).
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